INTERCOMMUNALITE
La communauté urbaine fait débat
avant le vote
Les Castillonnais se sentent concernés. : Photo J.R.La municipalité l'avait promis : une réunion d'information a été organisée à la Bergerie pour débattre de l'opportunité d'une fusion de la communauté d'agglomération avec la communauté urbaine. Et ce, en vue du référendum qui aura lieu le 18 octobre dans la commune.
Un débat jugé essentiel dans la mesure où il n'est plus possible de quitter une communauté urbaine après l'avoir intégrée. Très nombreux ont donc été les Castillonnais à répondre à cette invitation, ce qui pourrait signifier qu'ils sont également nombreux à s'interroger sur les avantages et les inconvénients d'une telle transformation administrative. Cette interrogation était peut-être parfois mêlée de curiosité, mais aussi d'inquiétudes ou de doutes. Est-ce que la vie de tous les jours va changer et comment ? Quelles sont les compétences qui vont « migrer » vers la communauté urbaine Quelles sont celles qui vont demeurer sur place ? Quel sort réserve-t-on au personnel municipal ?
Des questions restées sans réponses
Questions toutes pertinentes qui ont poussé certains à se demander s'il n'aurait pas été souhaitable d'organiser une consultation identique dans toute la CARF. Cette opération aurait donné une image grandeur nature de l'idée que se fait toute la CARF sur une mutation d'une telle importance. Philippe Rion, le maire, avait d'ailleurs invité tous les maires de la CARF à venir à cette réunion. Il est regrettable que le seul élu à répondre ait été M. Spinelli. (Signalons que Dominique Dufresne, directeur administratif de la CARF, était également présent).
Autre regret : le peu de temps réservé à la réflexion collective. Ajoutez à cela la difficulté souvent rencontrée de répondre entièrement à toutes les questions posées par la salle, et on comprendra mieux le doute qui s'est installé. On pourrait même dire que ce n'est pas nécessairement un doute d'opposition. Cela pourrait ressembler à une désagréable incertitude, à une fâcheuse insatisfaction. Et seul le temps aurait permis de bien approfondir les sujets traités.
Alors, les dés sont-ils jetés ? Est-ce à un combat d'arrière-garde que livre Castillon ? Le village préfère peut-être tout simplement réagir plutôt que subir.

